Une semaine, une espèce

Grive litorne

grive litorneDate de parution dans le JHM : 16 octobre 2016

Certains l’appellent la « tia tia »  à cause du cri qu’elle émet en vol. Son qualificatif de « litorne » viendrait quant à lui d’un mot néerlandais signifiant bavarder.

De la taille d’un merle, cette grande grive (Turdus pilaris) se reconnaît aisément à sa tête et son croupion gris, son dos marron, sa poitrine et ses flancs jaune roussâtre tachetés de noir et sa queue noire.

Auparavant visiteuse d’ »hiver » en France, cette espèce originaire de la taïga sibérienne,  a étendu son aire de répartition au cours des dernières décennies. La première nidification en France a été notée en 1955 dans le Jura,  et en Champagne  au début des années 80.

Elle est désormais bien implantée dans notre région dans les zones herbacées rases parsemées d’arbres ou de bosquets où elle se nourrit de vers de terre, d’insectes et d’escargots. En hiver, elle consomme essentiellement des baies et des fruits tombés.

 

Nichant jusque dans l’est de la Sibérie, elle hiverne essentiellement en Europe, parfois à plus de 6.000 km de ses sites de reproduction. La migration se fait surtout de nuit, de septembre à novembre.  La remontée est notée dès le mois de février. Les grives litornes en migration et en hivernage se rencontrent généralement en troupes, souvent avec une autre espèce, la Grive mauvis. Le fait de se nourrir en groupe permet de consacrer individuellement moins de temps à la vigilance et, de ce fait, d’en avoir davantage pour s’alimenter.

Un système de défense unique

Cette espèce peut nicher en colonies de plusieurs dizaines de couples.  Lorsqu’un prédateur potentiel est repéré, les grives volent jusqu’à lui puis freinent et se redressent pour lui envoyer un jet de déjections, lui  collant  les plumes au point de lui rendre parfois le vol impossible !

Certaines grives litornes choisissent aussi de nicher sur le territoire d’un rapace, lequel ne chasse pas à proximité directe de son nid mais se montre agressif envers les autres prédateurs. Elles bénéficient ainsi de sa protection.

Gérard Rolin

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