Une semaine, une espèce

Oie cendrée

Vol d'oies cendréesDate de parution dans le JHM : 13 novembre 2016

Faisant partie de la famille des oies grises, l’oie cendrée (anser anser) est l’ancêtre de la plupart des espèces d’oies dont celle que l’on trouve dans nos basse-cours. C’est aussi l’espèce la plus répandue en Europe.

Légèrement plus trapue que l’oie domestique, elle est reconnaissable à la couleur gris-brun de ses plumes (d’où son nom), à ses pattes roses et par son bec orange. En dehors de la taille (le mâle est un peu plus grand que la femelle en général) il n’y a pas de dimorphisme sexuel, le plumage des deux adultes étant semblables. L’oie cendrée fréquente les zones humides. Essentiellement végétarienne, elle se nourrit d’herbes en broutant le sol, de plantes aquatiques ou encore de racines.

Autrefois nicheuse régulière en France, l’espèce avait progressivement disparu notamment en raison de la destruction de ses milieux de vie. C’est sans doute à la suite d’opérations de réintroductions engagées dans les années 70 qu’elle s’est à nouveau installée dans l’hexagone.

Une migration de printemps de plus en plus précoce

Toutefois, on estime aujourd’hui que seuls 150 couples environ nichent en France. L’oie cendrée est donc considérée comme vulnérable (ce statut est accordé aux espèces qui compte moins de 1000 couples matures). Les couples se forment à l’âge de 3 ou 4 ans et sont unis pour la vie.

La plupart des oies cendrées qui migrent en France sont originaires de Scandinavie. Le pic des mouvements intervient toutefois dans la deuxième quinzaine du mois d’octobre à la mi-novembre. Empruntant le même couloir de migration que celui des grues, elles traversent notre pays pour  hiverner dans la péninsule ibérique. Même si les effectifs sont en diminution ces dernières années (4 000 individus en 2011 et près de la moitié moins l’hiver dernier), le lac du Der-Chantecoq est le principal site d’hivernage de l’espèce. Deux autres espèces d’oies y séjournent également : l’oie rieuse et l’oie des moissons.

Sous l’effet du réchauffement climatique, la migration a progressivement connu des modifications. On observe ainsi que les oies cendrées remontent de plus en plus précocement (deux semaines plus tôt) vers leurs sites de nidification. Ces dernières années, cette évolution est à l’origine d’une controverse compte-tenu de la date de fermeture de la chasse aux oiseaux d’eau qui intervient officiellement le 31 janvier.

Etienne Clément

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