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Une semaine, une espèce

Bruant proyer

bruant proyer7448 fcDate de parution dans le JHM : 18 juin 2017

La famille des bruants compte une centaine d’espèces réparties dans le monde. Quatre sont nicheuses en Champagne-Ardenne (Bruant jaune, Bruant zizi, Bruant des roseaux et Bruant proyer Emberiza calandra).

Pour ce qui concerne le plumage, le Bruant proyer est loin d’être l’oiseau le plus spectaculaire fréquentant nos contrées. Principalement teinté de brin et de gris, largement strié de noir, le plumage du Bruant proyer se rapproche de celui de l’alouette. A l’exception des régions plantées en vignobles, l’espèce fréquente les milieux agricoles et plus particulièrement les prairies. D’où son nom ( Proyer du vieux français "praiere" : le pré).
D’une taille intermédiaire entre le moineau et le merle, ce passereau apprécie les postes de chants élevés (une caractéristique chez les bruants). En février et mars, il n’est pas rare d’observer les mâles s’égosillant perchés bien en vue sur un fil électrique, à la cime d’un buisson ou posés sur un poteau de clôture.

Sensible à l’intensification des pratiques agricoles

La femelle installe son nid dans un renfoncement à même le sol dans une prairie, dans un champ de luzerne ou en bordure de chemin. Relativement volumineux, il est principalement composé de d’herbes sèches. La ponte s’étale de mai à juin, plus rarement en juillet. 3 à 5 œufs sont déposés dans le nid puis couvés durant 12 à 14 jours. Dans les premiers temps, la femelle s’occupe seule du nourrissage avant d’être épaulé par le mâle. Les jeunes quittent le nid au bout de 9 à 11 jours après l’éclosion sans savoir encore voler.
Doté d’un bec court et relativement robuste, le Bruant proyer consomme principalement des graines et plus occasionnellement des baies et des insectes. Une fois la reproduction terminée, jeunes et adultes se rassemblent en grands groupes parcourant les parcelles moissonnées pour y glaner leur ration quotidienne.
Sensible à l’intensification des pratiques agricoles, à l’arrachage des haies et à la disparition des prairies gérées de manière extensive, l’espèce connaît un sérieux déclin depuis une trentaine d’années. Si les suivis réalisés montrent que ses effectifs tendent aujourd’hui à se stabiliser, cette espèce reste toutefois à surveiller en fonction des évolutions à venir.

Étienne Clément

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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