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La lagune de Gallocanta

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drapeau gbIntérêt pour les oiseaux

La lagune a un grand intérêt ornithologique pour les espèces migratrices, surtout en hiver pour les Grues cendrées (Grus grus). La lagune est en effet un endroit stratégique situé le long de la voie de migration, entre les Pyrénées et les zones d’hivernage de la grue en Espagne. Les périodes de migration coïncident avec le cycle de production du maïs: le semis en automne et à la fin de l'hiver.
Les grues sont présentes en grand nombre durant tout l'hiver (environ 25.000 individus hivernent sur la lagune), avec des pointes occasionnelles (jusqu’à 130.000 individus) au moment de la migration pré-nuptiale.
D’autres oiseaux migrateurs comme les cigognes et des Flamants roses utilisent la lagune pour se reposer.

Les zones qui entourent la lagune sont également attractives pour les grues qui viennent s’y nourrir avec des conséquences directes sur l'activité agricole locale (dégâts).

Les anatidés sont très abondants à Gallocanta, en particulier les années humides. Le nombre d'oiseaux aquatiques peut dépasser 200.000 individus, sans compter les oiseaux nicheurs séjournant au printemps et en été.
Pendant l'hiver, la lagune accueille les oiseaux des latitudes septentrionales augmentant le nombre et la diversité des espèces.

Photo : Agustín Catalán
Photo : Agustín Catalán
Photo : Agustín Catalán
Photo : Agustín Catalán
Photo : Agustín Catalán
Photo : Agustín Catalán
Photo : Agustín Catalán
Photo : Agustín Catalán

L'importance de la lagune pour les oiseaux d'eau dépend de son niveau d'inondation: l'hiver est une saison très importante pour les populations de Fuligules milouins (Aythya ferina) avec un maximum de 80 000 individus, de Nettes rousses (Netta rufina) avec 35000 oiseaux et de Foulques macroules (Fulica atra) avec 40 000 individus.

Sur les rives et surtout dans les endroits où l'eau douce entre dans le lac, parmi les joncs et les roseaux, nous pouvons trouver des oiseaux insectivores comme les fauvettes. Même si elles sont pratiquement absentes pendant l'été certaines d'entre elles se reproduisent ici.
C’est lors de la migration post-nuptiale, à la fin de l'été que les chiffres gonflent, et qu’il est possible d'observer le Phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola).
Dans les champs de céréales, il est facile d’observer alouettes et fringilles qui forment de grands groupes en automne et l'hiver, ainsi que d'autres oiseaux de steppe: Grande outarde (Otis tarda), l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax), le Ganga unibande (Pterocles orientalis) et l'Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) qui se regroupent souvent en petit nombre à la fin de l'été et le début de l'automne pour se rendre plus au sud où ils hivernent.
Pas plus haut que 40 cm un oiseau discret, rare dans le reste du monde, est ici bien représenté : le Sirli de Dupont (Chersophilus duponti). S'il est très difficile de voir, même pendant la saison de reproduction, il est vraiment facile d'entendre son chant.

Les oiseaux de proie qui habitent ce territoire sont caractéristiques des zones ouvertes avec la présence de quelques espèces forestières. Suite à une augmentation importante de la population de Campagnol des champs (Microtus arvalis), 2014 a été une année remarquable pour l’observation de ces prédateurs dans le région, à la fois pour le nombre d’individus observés (triplement de celle d’une année normale) et pour le nombre d’espèces dont certaines très rares dans la région comme le Hibou des marais (Asio flammeus), l’Elanion blanc (Elanus caeruleus) et l'Aigle de Bonelli (Hieraaetus fasciatus).
Dans les tas de pierres et les vieilles constructions, nous pouvons trouver la Chevêche d’Athéna (Athene noctua) qui se fait de plus en plus rare.
La lagune de Gallocanta est répertoriée comme ZEPA, elle est également reconnue comme zone humide d'importance internationale (zone RAMSAR).
La chasse est interdite dans le lagon, sauf en Août et Septembre pour la Caille des blés (Coturnix coturnix).