blaireau en haute marne

C'est une belle victoire pour nos collègues de l'ASPAS, AVES et ONE VOICE qui viennent d'obtenir la suspension de l'arrêté préfectoral autorisant la vénerie sous terre dans le département de Haute-Marne.

Dans un courrier du 13 mai, la LPO Champagne-Ardenne avait demandé à la préfète de la Haute-Marne de réviser cet arrêté qui prévoyait l’ouverture de la période complémentaire de la vénerie sous terre dès le 15 mai sur 200 communes du territoire Haut-Marnais au "risque potentiel d'augmentation de la prédation du Loup  sur les élevages" par la présence du blaireau (les loups pouvant emprunter les coulées réalisées par le blaireau sous les clôtures).

Cette délimitation nous paraissait très excessive, Mme la Préfète ayant pris, le 1er avril, un arrêté ordonnant la réalisation de tirs de prélèvement en vue de la protection contre la prédation du loup des troupeaux sur 𝟭𝟭 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗲𝘀 du département.
En conséquence, il ne nous paraissait pas légitime d'autoriser la vénerie sous terre dès le 15 mai sur périmètre aussi étendu (prés de la moitié du département), bon nombre des communes intégrées dans ce périmètre n'ayant jamais été sujettes à des actes de prédation. Nous avions alors demandé que ce périmètre soit réajusté au plus près des réalités de terrain.

Par ailleurs, nous avions fait remarquer qu'en cas de risques avérés, la préfète à la possibilité de prendre des arrêtés de tir de nuit « pour cause de dégâts », ce qui a d'ailleurs été fait à 18 reprises durant l’année 2025.
Le blaireau étant une espèce chassable… la vènerie sous terre n’est donc pas une technique de régulation qui devrait obligatoirement être motivée par "l’existence de dégâts ou risques de dégâts ». 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗼𝗻𝗰 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗼𝗶𝘀𝗶𝗿𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝘀’𝗮𝘀𝘀𝘂𝗺𝗲𝗿 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲 !

Le 30 juin dernier, nous avons reçu une réponse de la préfecture, réponse pour le moins laconique et on ne peut plus superficielle, ne répondant en aucun cas à nos points d'interrogations et notre demande.
D'autre part, en mai dernier nous avions également fait valoir auprès de l'administration qu'en tant que membre du comité départemental Grands prédateurs, nous souhaiterions être destinataire des constats de dommages survenant sur le territoire dans le cadre de la prédation exercée par le loup. Là encore aucune réponse!
Cette position de mise à distance voire de mépris donne finalement raison à ceux qui choisissent la voie judiciaire.

Merci à nouveau à l'ASPAS, AVES et ONE VOICE pour cette action.

Plus de détails sur cette décision https://www.aspas-maitre-renard.org/victoire-contre-le-deterrage-des-blaireaux-en-haute-marne/