
𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐑𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐁𝐢𝐨𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́ (𝐂𝐑𝐁) 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐄𝐬𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐬'𝐞𝐬𝐭 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝'𝐡𝐮𝐢 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐞́𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐌𝐞𝐭𝐳 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 voix 𝐝𝐞 𝐁𝐫𝐮𝐧𝐨 𝐔𝐋𝐑𝐈𝐂𝐇 (𝐀𝐑𝐈𝐄𝐍𝐀), 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐝𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐋’𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞, 𝐚̀ 𝐥’𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐃𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 (𝐄𝐍𝐄𝐃𝐃) (𝐞𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐥𝐚𝐫𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞) 𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐥𝐞𝐫𝐭é 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐛𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐩𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭, 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬’𝐚𝐫𝐫𝐞̂𝐭𝐞𝐧𝐭.
Alors que l'habitabilité de notre planète est menacée, notamment par l'effondrement de la biodiversité, les associations de protection de la nature et celles oeuvrant pour sensibiliser, éduquer, former, agissent au quotidien. Elles participent activement à l'accompagnement des politiques publiques de transition écologique.
Nous vivons une crise systémique et il est aisé de penser que les solutions sont avant tout organisationnelles, techniques... voire que l'intelligence artificielle nous aidera à trouver les bonnes réponses. Pourtant toutes ces réponses se heurtent au même obstacle - le rapport que nos sociétés humaines entretiennent avec le vivant. Et ce rapport au vivant se construit dès l'enfance.
- Éduquer à la nature, c'est changer de regard, c'est d'apprendre que le vivant n'est pas un fond d'écran - c'est le tissu dont nous sommes faits.
- Éduquer à la nature fabrique de la compétence écologique : l'aptitude à lire un territoire, à comprendre les interdépendances, à anticiper les effets de nos actes sur le vivant.
- Éduquer à la nature est un investissement du temps long qui donne du sens, un lien concret au vivant, une capacité à agir et qui permet de dépasser l'écoanxiété.
Les 130 structures associatives d'éducation à la nature et à l'environnement du Grand Est sont l'un des maillons constitutifs de l'indispensable transition sociétale et écologique, l'un des acteurs permettant la co-construction d'un avenir plus serein.
Pour fonctionner, mettre en oeuvre leurs actions, elles sollicitent le soutien, notamment financier, des pouvoirs publics.
Nous constatons que, de plus en plus, les modalités de mise en oeuvre des soutiens publics conduisent à une mise en concurrence (appels à projets, appels à manifestation d'intérêt) ou même vers des commandes publiques (ouverture des ,marchés publics). La tendance à instrumentaliser les associations et à les considérer comme de simples opérateurs ou prestataires s'accentue.
Les organismes publics peuvent aussi choisir la commande publique parce qu'elle semble être l'option la plus sécurisée et normalisée.
Sur le fond, le choix de la commande publique plutôt que la subvention est avant tout politique - et non uniquement juridique. Les associations à gestion désintéressée, exerçant des activités à caractère non-lucratif et relevant de l'intérêt général, peuvent légitimement remettre en cause leur assujettissement aux règles de la commande publique.
Ce déploiement de la communauté publique au détriment de la subvention redéfinit les rôles, obère la capacité d'initiative des associations, prive les citoyens d'un rôle de co-construction de l'intérêt général...
Complémentaires à l'action publique, les associations proposent, partagent et cultivent toutes les formes possibles de partenariat avec les pouvoirs publics. Leur professionnalisme leur permet de disposer de très bonnes capacités de gestion, de suivi et de reporting, dans le cadre juridique de la subvention.
Acteur de la préservation et de la restauration de la biodiversité, les associations sont attendues avec urgence sur différentes fonctions fondamentalespour notre société. Elles ont une fonction d'innovation et d'alerte sociale, une fonction de socialisation et d'encouragement pour autrui.
Les associations produisent des services dans l'intérêt de l'ensemble de la société. Elles contribuent à produire, à faible coût, des biens communs disponibles sans exclusive - à la différence des biens marchands. Les associations ont aussi un rôle essentiel dans la vie démocratique.
Mais comment faire toujours plus avec toujours moins, c'est usant ! L'ensemble du monde associatif s'est regroupé pour dire "CELA NE TIENT PLUS". Les annonces de baisse de financements se multiplient, des dispositifs s'arrêtent, des emplois sont en jeu, des dynamiques sont remises en cause.