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Une semaine, une espèce

Mouette pygmée

Date de parution dans le JHM : 3 juin 2018finlande mouette pygmee adulte nuptial en vol copie

La Mouette pygmée (Hydrocoloeus minutus) fait partie de ces espèces dont l’observation lors d’une sortie ornithologique dans notre région constituerait presque un « petit événement ».

Pratiquement inconnue dans notre région avant la création du lac du Der, cette espèce apparaît maintenant régulièrement mais le plus souvent en petit nombre, en migration vers ses sites de nidification, de la Baltique jusqu’au nord de la Russie ou, après la reproduction, vers les côtes atlantiques et méditerranéennes au large desquelles elle passe l’hiver. Certaines traversent même l’Atlantique pour hiverner en Amérique du Nord. Les périodes les plus favorables pour son observation sont donc les mois d’avril et mai ainsi que la fin de l’été et le début de l’automne mais le passage post nuptial est plus discret.
Avec ses 25 cm de long et un poids d’une centaine de grammes, c’est la plus petite des 25 espèces de mouettes que compte notre planète. Sa petite taille, inférieure d’un tiers à celle d’une Mouette rieuse, ses ailes larges et arrondies, d‘un gris clair uni bordé de blanc au dessus et sombres en dessous, son vol de sterne permettent de la repérer facilement en vol. L’adulte en plumage nuptial se reconnaît également à son capuchon noir et son bec sombre, alors que les ailes des individus plus jeunes sont ornées d’un motif sombre en forme de W.

Une mouette essentiellement insectivore

La Mouette pygmée niche en colonies sur la végétation émergée de plans d’eau douce en compagnie de Mouettes rieuses et de Guifettes. Elle se nourrit essentiellement d’insectes qu’elle capture principalement en vol ou à la surface de l’eau et de petits invertébrés. (mollusques, vers aquatiques...). Les petits poissons ne représentent qu’une très faible proportion de son alimentation y compris durant la période hivernale où les invertébrés marins remplacent largement les insectes dans son alimentation.
Sa population européenne, estimée entre 25.000 et 45.000 couples est en déclin depuis 2000, les principales menaces qui pèsent sur cette espèce étant la destruction des zones humides où elle niche et les pollutions marines d’origine pétrolière et agricole sur ses zones d’hivernage. La tendance globale est toutefois positive, cette espèce n’est donc pas considérée comme en danger pour l’instant.

Gérard Rolin

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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