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Une semaine, une espèce

Sphinx à tête de mort

sphinx a tete de mort Date de parution dans le JHM : 29 septembre 2019

Avec une envergure pouvant atteindre 13 cm, le Sphinx à tête de mort (Acherontia atropos) est le 2ème plus grand papillon d’Europe après le Grand Paon de nuit.

Comme tous les sphinx, ses ailes antérieures recouvrent au repos ses ailes postérieures, lui permettant, généralement, de se confondre avec le support sur lequel il passe la journée. Celles du Sphinx à tête de mort, brun foncé, cachent des ailes postérieures jaunes rayées de noir, l’abdomen également de cette combinaison de couleurs est orné d’une large bande longitudinale bleu foncé. Quand le papillon est dérangé, il exhibe ces couleurs, synonymes de danger pour un prédateur. Il dispose également d’une aptitude unique chez nos papillons, la possibilité d’émettre des cris grâce à sa trompe. Le motif qui orne son thorax lui a valu son nom et le fait d’être associé à un présage de malheur quand, attiré par la lumière, il pénétrait dans les habitations.

Un grand voyageur

Originaire d’Afrique, le Sphinx à tête de mort fait son apparition dans notre région au printemps et l’on peut trouver en ce moment des individus issus de la seconde génération C’est un excellent voilier, capable d’atteindre les régions arctiques. Il est aussi, avec d’autres grands sphinx comme celui du liseron, l’un des insectes les plus rapides, pouvant atteindre 80 km/h ! La femelle pond ses œufs de préférence sur des plants de pomme de terre mais la chenille peut également se nourrir d’autres plantes telles que le lilas ou le troène. Pesant 2 milligrammes à l’éclosion pour 1 cm de longueur, elle connaît une croissance fulgurante et atteint, en un mois, la taille de 13 cm pour un poids de 15 grammes équivalent à celui d’une mésange!
Équipé d’une trompe robuste et plus courte que les autres sphinx, notre papillon n’est pas un butineur. Il préfère les fruits avancés, les exsudations d’arbres blessés ou le miel. Dégageant la même odeur que les abeilles, il n’est pas inquiété par elles et peut se nourrir tranquillement dans les ruches, ce qui n’en fait pas pour autant un nuisible à éliminer, d’autant plus que les chrysalides issues des papillons de la seconde génération ne supportent pas les rigueurs de notre climat et que c’est de surcroît un visiteur rare dans notre région.

Gérard Rolin

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 Chaque semaine, le magazine dominical du Journal de la Haute-Marne publie une rubrique intitulée « Une semaine, une espèce ». Les articles sont rédigés par la LPO Champagne-Ardenne et BirDer.
 

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